Les bonnes connaissances font les meilleurs choix
Il y a quelques années j’ai fait une découverte qui a changé en partie ma façon de choisir certains de mes fruits dans les étales d’épicerie . La problématique était d’être capable d’avoir les fruits le plus proche possible de leur meilleure qualité ce qui implique bien évidemment, leur mûrissement optimal
Parmi les différents classements possibles pour les fruits, il en existe un qui permet de les classer par fruits climactériques et non climactériques.
Le fait qu’ils soient climactériques représente un avantage important pour les consommateurs, qui peuvent ainsi acheter en toute quiétude des fruits qui ne sont pas tout à fait mûrs, continuer à les faire mûrir chez eux et ainsi, leur permettre de déguster leurs fruits favoris à leur maturité (presque) optimale.
Les fruits climactériques: Qu’est ce que ça mange en hiver ?
Les fruits climactériques sont ceux qui continuent à mûrir après la récolte, c’est-à-dire, depuis qu’ils sont cueillis jusqu’au moment où ils parviennent au consommateur, ils continuent de mûrir, comme s’ils étaient encore sur la plante, et si l’acheteur ne les consomme pas tout de suite, le cycle se poursuit. Ceci est possible grâce à la production d’éthylène, responsable de la maturation.
Si pendant leur croissance ils produisent suffisamment d’éthylène dans la plante, une fois cueillis, ils peuvent continuer leur maturation, malgré qu’ils ne reçoivent plus de nutriments de la plante de laquelle ils proviennent, car ils sont capables de produire eux-mêmes l’éthylène dont ils ont besoin.
L’exemple le plus classique parmi les fruits climactériques sont les tomates, qui sont cueillies traditionnellement bien avant que les fruits soient mûrs et terminent de mûrir en dehors de la plante, ce qui permet de déguster le fruit plusieurs semaines voir même plusieurs mois pour certain et en parfait état de maturation. Les bananes ou les poires sont d’autres exemples de fruits climactériques.
Par ailleurs, parmi les fruits non climactériques se trouvent les agrumes, qui arriveront verts à table s’ils sont cueillis alors qu’ils sont encore verts, et qui peuvent même pourrir alors qu’ils sont verts.
Une fois achetés, y-a-t-il un moyen d’accélérer la maturation des fruits climactériques à la maison ?
Il existe une astuce qui permet de résoudre le problème des fruits qui ne sont pas encore mûrs, cela consiste à utiliser la caractéristique d’un autre fruit climactérique, la pomme, ou encore la banane qui permet à d’autres fruits climactériques d’accélérer leur maturation grâce à leur production élevée d’éthylène. Il suffit de mettre les fruits non-mâture dans un sac en papier avec quelques pommes ou banane et attendre deux ou trois jours. Il va se produire une « accélération climactérique », qui permettra obtenir des fruits délicieux et exquis pouvant être consommés en quelques jours.
On retrouve dans les fruits climactériques (donc ceux qui vont continuer à mûrir après récolte):
- les bananes
- les kiwis
- les avocats
- les melons
- les figues
- les tomates
- les abricots
- les goyaves
- les mangues
- les pêches
- les papayes
- les prunes
- les fruits de la passion
- les pommes
- les durians
- les poires
- les nectarines
On retrouve dans les fruits non climactériques ( ceux qui ne mûrissent que lorsqu’ils sont sur la plante. Ils ne peuvent donc plus mûrir à la maison) :
- les oranges
- les poivrons
- les bleuets
- les pamplemousses
- les raisins
- les citrons
- les cerises
- les limes
- les grenades
- les ananas
- les fraises
- les fruits du dragon (pithaya)
- les framboises
- les lychees
- les mûres
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