Si l’envie vous prends d’aller faire un tour dans les caraïbes ou en Amérique du sud vous allez peut-être avoir la chance de croiser ce petit fruit à découvrir. Alors osez et goûtez-y. Avec mon article ce fruit ne sera presque plus un inconnu si ce n’est qu’il va vous falloir y goûter 😁. Ça vaut bien un voyage sous le soleil, question de profiter du sable et de la découverte de nouvelles expériences gustatives.
Origines
Botaniquement appelés Melicoccus bijugatus. L’espèce est originaire du nord de l’Amérique du Sud, de la Colombie aux Guyanes. Il pousse à des altitudes maximales de 1000 m en Amérique du Sud ainsi que sous des latitudes subtropicales.
Le quenettier est largement répandu dans les Caraïbes, les Antilles, en Amérique centrale et dans le nord de l’Amérique du Sud. Il est très populaire à Cuba et en République dominicaine.
La plante mature résiste au gel sans se blesser, ce qui lui permet de pousser en Floride. Il tolère de longues périodes de sécheresse.
Le principal exportateur est la République Dominicaine qui se place devant Haïti et la Jamaïque et, ils exportent aux États-Unis au Canada et en Europe.
L’arbre
Le quenettier est un arbre fruitier originaire de Colombie, du Venezuela, de l’île de Margarita, de Guyane française et du Suriname. Il est communément cultivé et pousse naturellement dans ces pays, mais également sur les côtes de l’Équateur, les plaines de l’Amérique centrale, les Antilles et les Bahamas. Ces arbres sont cultivés aussi en Floride. Il y a quelques spécimens en Californie et dans les jardins botaniques aux Philippines, Zanzibar, Hawaï et ailleurs. Quelques arbres poussent en Israël, mais aucun ne fleurit avant d’avoir atteint l’âge de 10 ans. L’espèce était assez rare au xixe siècle et elle est devenue très commune au xxe siècle, grâce à la culture. Il appartient à la famille des Sapindacées. Il est caractérisé par son fruit, qui est proche du litchi, du longane et du ramboutan.
Le fruit
Le fruit mamoncillo ou lime espagnole (il tire son nom de sa ressemblance avec de petites limes non mûres) poussent en grappes de 12 fruits ou plus au bout des branches du quenettier. Les branches individuelles sont enlevées et les fruits sont généralement vendus en grappes. Les petits fruits mesurent 3 à 4 centimètres de diamètre et sont presque parfaitement ronds. La peau fine est lisse, dure et coriace avec une saillie occasionnelle à l’opposé de l’extrémité de la tige. Il possède une peau verte, lisse et rigide. Sa pulpe, légèrement astringente, est juteuse, sucrée, acidulée, de couleur jaune orangé. Le noyau, de grande taille, contient une amande comestible une fois grillée. Il est très populaire à Cuba, en Guadeloupe, en Haïti et en République dominicaine.
Les Mamoncillos ne sont pas des agrumes, ils sont liés au litchi et au ramboutan plus courants. Le nom latin se traduit littéralement par «baie de miel». Mamoncillo est le nom espagnol du fruit le plus employé. Il existe toutefois d’autres dénominations utilisées en fonction de sa localisation. Ce sont probablement des noms d’origine précolombienne, tel que mauco ou muco en Colombie et au Venezuela ; on a encore kenepa, guenepa, genip, guinep dans les Antilles britanniques ; ackee pour la Barbade; anoncillo à Cuba; limoncillo en République dominicaine; canopi au Brésil ; guaya dans le sud du Mexique; quenepe en Haïti ; quenette dans les Antilles françaises et bien d’autres dénominations dans les Caraïbes et l’Amérique du Sud.
La pulpe a un aspect gélatineux et luisant, semblable à celui d’un litchi. La chair est appelée «arille» et sa couleur peut varier du saumon-orange au jaune pâle. Il s’accroche à une grosse graine blanche (parfois deux) au centre du fruit.
Des efforts sont déployés à Porto-Rico et en Floride pour produire des cultivars avec un rapport chair-graine plus favorable.
Les fruits mûrissent en saison sèche ou en été. La quenette est consommée fraiche comme collation en déchirant simplement la peau et en suçant la pulpe et le jus. Elle est également utilisée pour faire de la confiture, de la marmelade ou de la gelée, ce qui implique beaucoup de travail pour des petites quantités de matières comestibles. Elle est aussi pelée et bouillie pour faire des boissons froides. Dans certains pays le jus est commercialisé et ses graines sont grillées et mangées.
Saveurs
Le Mamoncillo non mûr peut être aigre et avoir une texture légèrement « poilue ». Lorsque le Mamoncillo est mûr, la pulpe est légèrement acide et peut être comparée à un croisement entre un citron vert et un litchi, saveur aigre-douce semblable à celle du vin.
Le goût va de l’aigre à l’aigre-doux ou sucré, selon la variété.
Les mamoncillos sont le plus souvent consommés frais, à même la peau. Pour manger un Mamoncillo, mordez ou percez la peau fine afin qu’elle puisse être pelée pour exposer la pulpe. La meilleure façon de le manger est de mettre le fruit entier dans votre bouche et d’aspirer la pulpe de la graine.
Conservation
La peau coriace protège le fruit et une conservation à 12°C est recommandée. En raison de sa peau coriace, le fruit se conservera frais pendant plusieurs semaines. Les consommateurs préfèrent généralement une peau verte à brune comme indication de fraîcheur.
Utilisations alimentaires
Les fruits, qui sont vendus en grappes sur les marchés sont généralement consommés à l’improviste. L’arille est pressé dans la bouche et le jus aspiré de la pulpe. En Colombie, les fruits pelés sont bouillis et le jus qui en résulte est refroidi et servi comme boisson rafraîchissante les jours chauds. Au Mexique, les fruits les plus acides sont mangés avec des piments, du sel et du jus de citron vert. Les noyaux sont comestibles et peuvent être rôties comme des graines de tournesol ou des châtaignes. Lorsqu’ils sont torréfiés, ils ressemblent à des noix de cajou
Le mamoncillo est un membre mineur de la famille des Sapindaceae, principalement parce que très peu de pulpe entoure une grosse graine et dans la plupart des variétés, la chair adhère étroitement à la graine. D’autres espèces ont plus de pulpe qui se sépare facilement de la graine.
Les petits fruits peuvent également être utilisés pour faire des boissons, des desserts et des gelées. Le mamoncillo pelé peut être ajouté à des parties égales de sucre et d’eau, et mijoté pour faire un sirop simple à utiliser dans les desserts et les boissons. À Porto Rico, les fruits sont trempés dans du rhum et du sucre pour en faire une boisson alcoolisée sucrée. En Equateur, les Mamoncillo se mangent avec du sel et du piment. Le jus des fruits peut tacher, alors soyez prudent lorsque vous mangez ou préparez.
Le fruit peut être trouvé à la fin de l’été dans les magasins spécialisés aux goûts caribéens et cubains.
Valeurs nutritives
Contient une bonne source de vitamines A et C, ainsi que de calcium, de phosphore et de fibres. C’est un fruit particulièrement riche en saccharose, glucose et fructose ainsi qu’en fer.
Les petits fruits contiennent également du tryptophane, qui aide à produire de la sérotonine. Le fruit est également une bonne source de composés phénoliques, qui agissent comme d’importants antioxydants.
Médecine naturelle
Au Venezuela, les graines sont grillées, écrasées puis mélangées avec du miel. La substance est alors administrée pour arrêter la diarrhée. La décoction de feuilles, astringente, est donnée comme lavement contre les douleurs intestinales.
Les noix pulvérisées et torréfiées et une décoction d’écorce ou de feuilles sont utilisés contre la dysenterie et les troubles intestinaux.
La pulpe de fruit a été utilisée pour aider à traiter les problèmes digestifs et l’hypertension dans les Caraïbes, légères propriétés laxatives.
Autres utilisations
Les Peuples autochtones de la région de l’Orénoque au Venezuela font bouillir et mangent les graines en substitut du manioc.
La pulpe produit une teinture brun foncé qui était utilisée aux Antilles par les autochtones Arawak pour teindre les vêtements. Le jus laissent une tache brune et permanente.
Selon la tradition locale dans les Caraïbes, en particulier en Jamaïque, les jeunes filles apprendraient l’art de s’embrasser en mangeant des mamoncillos. Une autre légende dit que si une femme découvre deux graines dans son fruit, elle est destinée à avoir des jumeaux.
Au Nicaragua , les noyaux sont broyés et transformés en horchata ( boisson à base de plantes) comme remède contre les parasites .
Le bois de l’arbre est pâle, dense et modérément lourd avec un grain fin, et est utilisé pour la construction, la menuiserie et l’ébénisterie fine. Le bois est apprécié pour les chevrons, la charpente intérieure et l’ébénisterie. Cependant, il n’est pas particulièrement durable, son utilisation est donc limitée à l’intérieur.
Les feuilles sont utilisées dans diverses préparations médicinales traditionnelles, et également utilisées comme répulsifs contre les ravageurs.
L’espèce est également couramment plantée le long des routes comme arbre d’ornement.
Référence:
«Tropical Fruits and Other Edible Plants of the World by Rolf Blancke» «Fruit and Vegetables Harvesting, Handling and Storage by A. K. Thompson» «The Encyclopedia of Fruit & Nuts Edited by Jules Janick & Robert E. Paull»
https://www.specialtyproduce.com/produce/
https://en.wikipedia.org/wiki/Melicoccus_bijugatus
Photo:https://commons.wikimedia.org/wiki/User:Filo_g%C3%A8n%27