Tout est question de choix? Oui mais!
L’éducation alimentaire a toujours fait partie d’une priorité dans ma façon de cuisiner. Être capable de faire des choix éclairés est un début dans une alimentation meilleure pour notre corps et notre santé. Ayant moi-même été obligée de constater que mon poids augmentait avec les années, j’ai été poussée par soucis de préserver le plus possible une forme laissée de côté (trop longtemps) à faire encore plus attention à ce qui me nourrissait. Non pas dans le but principal de perdre du poids mais pour retrouver une énergie et une envie de prendre soin de moi de façon différente.
Comme chef de cuisine, je ne peux mettre de côté ce rôle éducatif si important pour l’avenir et la santé de plusieurs générations. J’ai appris avec les années que la cuisine est un métier qui évolue au rythme de ce que les industriels de l’alimentation décident de mettre dans notre assiette. Les spécialistes de ces industries sont capables de produire des aliments ultra transformés élaborés pour être aimés et ce, au détriment de la qualité nutritionnelle. Tout est fait en fonction de produire des aliments qui vont attirer le plus de monde en y ajoutant des agents texturants, des colorants, des exhausteurs de goûts, des agents de conservation et j’en passe. Jouer sur les textures, sur le goût et sur la facilité et la rapidité à les préparer est devenu le but premier de ces industries et, tout cela au détriment de la qualité de l’aliment. Pourquoi? Pour être capable d’avoir de plus en plus de consommateurs et générer ainsi de plus en plus de revenus.
Ces aliments sont pour la plupart riche en gras, en additifs de toutes sortes, en sel et en sucre. Ce qui me dérange le plus, c’est qu’un de leurs publics cibles eh bien, ce sont les enfants. Le côté publicitaire est là pour attirer ce public et, c’est difficile de ne pas se révolter contre cela.
Quand j’ai commencé à travailler auprès des enfants, je me suis vite rendu compte que le travail d’éducation alimentaire avait sa place et que si je persévérais en y mettant l’énergie je pourrais possiblement faire une différence dans le développement des habitudes alimentaires, et depuis ce temps (presque 15 ans) je mets un point d’honneur à faire découvrir à ma clientèle de petits mangeurs (et de grands) des aliments le moins transformés possible. La clé est de faire de la cuisine maison sans ajout de produits industriels ou du moins le moins possible. Le choix des produits est simple: des produits bruts de bonne qualité et, de base. Évidemment, tout n’est pas simple. Le manque de temps, le manque d’énergie, le manque de moyen financier jouent souvent contre les bonnes volontés. Mais si vous arrivez à vous approprier quelques repas par semaine sans embarquer dans de la malbouffe vous aurez déjà gagné une petite bataille.
Pensez juste à ça: Si vous avez eu comme moi une grand-mère, une mère ou encore une tante dans votre enfance qui avait un savoir-faire en cuisine, je suis certaine que vous êtes encore capable de vous souvenir d’un plat (dessert, collation, repas) qu’elles vous préparait et qu’au simple souvenir de celui-ci l’émotion agréable et nostalgique est au rendez-vous et que même chez certains, la salivation va s’activer. Essayez de faire en sorte que les générations à venir puissent avoir de tels souvenirs et, non pas par des produits industriels achetés mais des choses que vous avez créez vous-même. Cultivez à nouveau le goût du simple, du bon et surtout du fait maison.
À regarder absolument
Si vous voulez savoir ce qui se passe réellement dans l’industrie alimentaire suivez le lien que je vous mets ci-dessous. C’est un reportage fait par la chaîne de télévision suisse et, c’est après l’avoir écouté que j’ai décidé d’écrire cet article pour continuer mon travail d’éducation alimentaire. Document très enrichissant et surprenant, à regarder absolument!
Émission Temps Présents de la chaîne TSR:
https://www.rts.ch/play/tv/redirect/detail/12803877